RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTÈRE DES MINES
ET HYDROCARBURES
GUIDE DE L’INVESTISSEUR DU
SECTEUR DES MINES ET
HYDROCARBURES
Conçu et diffusé
par
La Cellule Technique de Coordination et de Planification Minière
″C T C P M″
Juin 2003
I
P R E F A C E
La République Démocratique du Congo est un immense territoire aux
ressources naturelles innombrables, spécialement dans le domaine minier et des
hydrocarbures.
Malheureusement, ces ressources demeurent encore insuffisamment connues et
exploitées. C’est ainsi que, eu égard au rôle prépondérant qu’a toujours joué
l’industrie minière et pétrolière dans l’économie nationale, son Excellence, Feu le
Président de la République, Laurent Désiré KABILA, avait émis le voeu de voir la
République Démocratique du Congo dotée d’un ouvrage promotionnel pour ces deux
secteurs. D’où l’idée de l’élaboration d’un GUIDE DE L’INVESTISSEUR DU
SECTEUR DES MINES ET HYDROCARBURES.
Son successeur, Son Excellence Monsieur le Président de la République,
le Général-Major Joseph KABILA, a repris cette idée, tout en souhaitant y voir
figurer la nouvelle vision de la politique minière et pétrolière du pays dans la gestion
de ce secteur.
C’est pourquoi, nous nous faisons le devoir de rendre un hommage
mérité à ces deux illustres Personnalités pour leur initiative heureuse qui vient à
point nommé compléter la mission que l’Agence Nationale pour la Promotion des
Investissements (ANAPI) est appelée à accomplir dans le cadre général de la
promotion des investissements en République Démocratique du Congo.
La conception et l’élaboration de cet ouvrage ont été confiées par la
Haute Hiérarchie du Ministère des Mines et Hydrocarbures à la Cellule Technique de
Coordination et de Planification Minière ″CTCPM″, qui, dans la phase de
finalisation, a requis le concours des Experts des Administrations des Mines et des
Hydrocarbures.
II
Le Guide de l’Investisseur du secteur des Mines et Hydrocarbures est
appelé à remédier à l’absence d’une information appropriée, condition sine qua non
pour un développement harmonieux et compétitif dudit secteur. Il a la modeste
ambition de s’associer aux efforts de tous ceux qui s’évertuent à mieux faire
connaître les réalités économiques de la République Démocratique du Congo et
d’apporter l’information nécessaire à tout celui qui désire y investir.
En diffusant le présent ouvrage, le Ministère des Mines et
Hydrocarbures entend mettre à la disposition du grand public des renseignements, qui
ne manqueront pas d’intéresser les opérateurs économiques, tant nationaux
qu’étrangers, à venir investir dans le secteur des mines et hydrocarbures.
Puisse cet ouvrage aller au-delà d’une simple curiosité scientifique pour
répondre à son objectif en tant que véritable guide pour tout investisseur potentiel
animé d’esprit de ″WIN-WIN″.
Jean Louis NKULU KITSHUNKU
Ministre des Mines et Hydrocarbures
PREMIERE PARTIE
SECTEUR DES
MINES.
ii
TABLE DES MATIERES
I. GENERALITES ………………………………………………..… 01
I.1. Situation géographique …………………………………………………. 01
I.1.1 Relief et Hydrographie ………………………………………….. 01
I.1.2. Climat, Végétation et Sol ………………………………………… 02
I.1.3 Population ……………………………………………………..… 03
I.1.4 Industrie touristique …………….……………………………… 04
I.2. Organisation politico-administrative ……………………………………. 06
I.3. Transport, Communication et Energie ………………………………….. 06
II. MISSION ET STRUCTURES DU MINISTERE CONGOLAIS
EN CHARGE DES MINES ………………………………………… 10
II.1 Cabinet du Ministre …………………………………………………… 10
II.2 Administration des Mines ……………………………………………… 10
II.3 Services Techniques et Organismes Spécialisés ………………………. 11
II.3.1 Services Techniques …………………………………………….… 11
II.3.2. Organismes Spécialisés …………………………………………… 13
III. GRANDS TRAITS DE LA GEOLOGIE DE LA
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO ………...… 14
IV. POTENTIALITES MINIERES DE LA REPUBLIQUE
DEMOCRATIQUE DU CONGO ……………………………… 15
V. EXPLOITATION MINIERE EN REPUBLIQUE
DEMOCRATIQUE DU CONGO …………………....………… 17
VI. OPPORTUNITES D’INVESTISSEMENTS EN REPUBLIQUE
DEMOCRATIQUE DU CONGO ……………………………… 26
- Projets identifiés ……………………………………………………………. 26
- Projets en cours de financement …………………………………………… 28
- Projets en cours de négociation ………………………………………….… 28
- Projets bancables …………..…………………………………………..… 30
- Projets Small Scale Mining ……………………………………………… 36
iii
VII. AUTRES MINISTERES INTERESSES AUX PROBLEMES
MINIERS EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU
CONGO ……………………………………………………………… 37
VII.1.. Economie, Finances et Budget …………………………………… 37
VII.2. Affaires Intérieures ……………………………………………..…… 37
VII.3. Plan et Reconstruction …………………………………………….… 37
VII.4. Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme …………. 38
VIII. LEGISLATION MINIERE EN REPUBLIQUE
DEMOCRATIQUE DU CONGO……….. ……………….. 38
VIII.1. Code Minier …………………………………………………… 38
VIII.1.1. Les Droits miniers ……………………………………………… 38
VIII.1.1.1. Permis de Recherches………………………………………… 38.
VIII.1.1.2 Permis d’Exploitation…………………………….……… 40
VIII.1.1.3. Permis d’Exploitation des Rejets …………………...………… 41
VIII.1.1.4. Permis d’Exploitation de Petite Mine ……………..………… 42
VIII.1.2. L’Exploitation artisanale ..……………………………………..… 43
VIII.1.3. Les Droits des Carrières ..……………………………………..… 44
VIII.1.4. Les Sûretés minières…………………………………………..… 47
VIII.1.5. Le Régime fiscal et douanier applicable aux mines et
carrières …………………………………………………...… 48
VIII.1.6. Le Régime de Change ………….……………………………..… 49
VIII.2. Les Mesures d’application du Code Minier ……………………….. 50
IX. QUELQUES ADRESSES UTILES …………………………. 51
IX.1. Banques et autres Institutions Financières ………………………….. 51
IX.2. Compagnies de transport aérien …………………………………….. 54
IX.3. Sociétés de télécommunication et de Courrier Express…………….. 56
IX.4. Hôtels et Restaurants ………..…………………………………….. 58
IX.5. Représentations Diplomatiques …………..……………………….. 61
X. BIBLIOGRAPHIE ……………….………………………………………….. 67
I. GENERALITES
La République Démocratique du Congo est un vaste territoire au coeur de l’Afrique.
Elle est bornée au Nord par la République Centre Africaine et le Soudan, au Sud par
l’Angola et la Zambie, à l’Est par l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie,
et à l’Ouest par la République du Congo, l’Enclave de Cabinda et l’Océan Atlantique
(fig. a).
Sa superficie est de 2.345.000 km² et elle a une ouverture sur l’Océan Atlantique par
le fleuve Congo.
I.1. SITUATION GEOGRAPHIQUE
I.1.1. RELIEF ET HYDROGRAPHIE
a. Relief
Le relief de la République Démocratique du Congo est composé de la cuvette
centrale, des plateaux du Sud et du Sud-Est, des collines et massifs du Bas-Congo,
d’une zone littorale et du bourrelet montagneux de l’Est.
a.1. La Cuvette Centrale
C’est une vaste dépression de 750.000 km² dont l’altitude varie entre 340 m (Lac
Tumba et Maïndombe) et 700 m (Collines de l’Uélé). Elle est limitée au Nord par la
ligne de partage des eaux de l’Ubangui et du Chari, à l’Est par la dorsale
montagneuse qui borde le Rift Est-africain, au Sud et Sud-Est par les plateaux du
Kasaï et du Katanga, à l’Ouest par le Fleuve Congo et le plateau du Kwango. (1)
Les paysages y sont calmes et abritent un réseau hydrographique dense, dont les
zones inondables constituent d’immenses marécages. Certaines de ses rivières, telles
que le Kasaï et la Tshikapa charrient des eaux brunes imprégnées des matières
organiques, essentiellement ferrugineuses.
a.2. Les Plateaux du Sud et du Sud-Est
Ils sont monotones et comprennent :
- les plateaux du Kwango et du Kasaï
- les hauts plateaux du Katanga
a.3. Les collines et massifs du Bas-Congo
Il s’agit des collines et massifs granitiques et quartzitiques connus sous le vocable
local de « Monts de Cristal ». Ces massifs font partie de la chaîne Ouest Congolienne.
(1) ATLAS DE LA RDC, Paris, Dalloz 1998, p 6.
2
a.4. La Zone littorale
La côte de Banana est une zone littorale relativement étroite. Elle présente par
endroit des plages de sable ou des falaises abruptes.
L’originalité de cette région réside dans le paysage des mangroves où dominent les
palétuviers.
a.5. Le bourrelet montagneux de l’Est de la Cuvette Centrale
Il englobe de hautes montagnes et des fossés :
- les montagnes constituées de massifs volcaniques de Virunga et du Ruwenzori qui
séparent le bassin du Nil de celui du Congo ;
- les fossés dont les fonds sont occupés par une série des lacs :
• ALBERT ;
• EDOUARD ;
• KIVU ;
• TANGANYIKA ;
• MOERO.
b. Hydrographie
Etalé sur l’immense bassin du fleuve Congo dont il couvre plus de 2.300.000 km2,
soit les 2/3 de la surface, le pays est pourvu d’un réseau hydrographique dense et bien
réparti. Seules deux régions échappent à l’emprise du fleuve Congo : le Nord-Ouest
du Mayumbe drainé par un petit fleuve côtier, le SHILOANGO et les abords des lacs
ALBERT et EDOUARD qui font partie du bassin du Nil.
Le bassin du Congo couvre une superficie de 3.684.000 km² de part et d’autre de
l’Equateur ; 1/3 dans l’hémisphère Nord et 2/3 dans l’hémisphère Sud. Le Fleuve
Congo est le cinquième fleuve du monde par la longueur de son cours (4.374 km),
mais second par son débit moyen (39.600 m³/sec) et par la superficie de son bassin
hydrographique qui le place après l’Amazone.
I.1.2. CLIMAT, VEGETATION ET SOL
A. Climat
La température du Congo est celle des pays chauds. La moyenne annuelle varie entre
24 et 25°C au Nord dans la cuvette centrale, au Nord du Katanga, au Kasaï, à
Kinshasa et au Bas-Congo. Dans les montagnes de l’Est, l’altitude modère la
température. Elle est de 19°C à Goma (1.550 m d’altitude) et d’environ 20°C sur les
hauts plateaux du Katanga.
3
La répartition climatique s’échelonne de la manière suivante :
- à cheval sur l’Equateur, le climat est de type équatorial ;
- au fur et à mesure que l’on s’écarte de l’Equateur vers le Nord ou vers le Sud, le
climat devient du type subtropical (guinéo-soudanien et sénégalien).
B. Végétation
La végétation présente une très grande diversité selon les conditions climatiques, le
relief et les sols qui sont eux mêmes différents d’une région à l’autre.
Les paysages épais et massifs très homogènes occupent environ 1.000.000 de km²
dans la Cuvette Centrale. Il s’agit notamment de :
- forêts denses qui s’étendent de part et d’autre de l’Equateur ;
- forêts claires vers l’Est où, avec l’altitude, la taille des grands arbres diminue ;
- savanes et steppes vers le Sud et l’extrême Nord ainsi que des forêts galeries le
long des cours d’eau.
C. Sols
Les sols de la République Démocratique du Congo appartiennent à la catégorie des
sols tropicaux et équatoriaux profondément décomposés et riches en fer et en
alumine, sous l’action d’un climat chaud et humide.
I.1.3. POPULATION (1)
La population congolaise s’élève à environ 50 millions d’habitants selon les
projections du recensement scientifique de la population réalisé en juillet 1984. La
densité moyenne est de 25 hab/km², mais la population est inégalement répartie sur
l’ensemble du territoire.
C’est ainsi que l’on peut distinguer :
- une zone de forte densité de peuplement : plus de 20 hab. au km² correspondant
aux montagnes de l’Est ;
- une zone de bonne densité de peuplement : 10 à 15 hab. au km², qui s’étend
depuis l’Atlantique jusqu’au Kasaï, en suivant grossièrement le 5ème parallèle
Sud ;
- une zone de moyenne densité de peuplement : 5 à 10 hab. au km2 qui s’étend
sur les hauts plateaux des Uélés, en suivant grossièrement le 3ème parallèle
Nord ;
1 Atlas de la RDC, pp. 13-15
4
- une zone de faible densité de peuplement : entre 2 et 5 hab/km2, couvre le reste
du pays, notamment la Cuvette Centrale et le Katanga.
La population congolaise est très dynamique : son taux d’accroissement annuel
moyen varie entre 2,5 et 3%. Dans les villes, notamment à Kinshasa la capitale, le
taux d’accroissement dépasse 4%. La population congolaise est hétérogène sur le
plan ethnique, linguistique et culturel. On peut distinguer quatre (4) groupes
principaux :
♦ LE GROUPE BANTOU : le plus important, avec 30 à 40 millions d’habitants,
couvre les 2/3 du territoire ;
♦ LE GROUPE SOUDANAIS : occupe le nord du pays ;
♦ LE GROUPE PYGMOIDE : réparti sur presque tout le territoire national, il
comprendrait une population de plus de 200.000 habitants.
♦ LE GROUPE NILOTIQUE est représenté par quelques peuplades du Nord-Est
du pays notamment dans le Nord et le Sud Kivu et dans l’Ituri.
I.1.4. INDUSTRIE TOURISTIQUE
a. Faune
La faune de la République Démocratique du Congo est très diversifiée en espèces
adaptées aux différentes conditions climatiques. Toutefois, certaines espèces se
rencontrent dans tous les milieux (1) (fig. b).
b. Flore
Très riche en plantes et en essences de haute qualité, la flore de la République
Démocratique du Congo représente 40% de la forêt équatoriale africaine.
c. Sites Touristiques
La République Démocratique du Congo possède plusieurs points d’attraction
touristique notamment les parcs nationaux, les volcans de l’Est, les lacs, les cours
d’eau et le bief maritime, les monuments historiques et les richesses culturelles (arts
et folklores) (fig. c).
(1) ATLAS DE LA RDC, p-p 13-15
5
Concernant particulièrement les parcs nationaux, le pays en compte plusieurs dont
certains hébergent des spécificités animales uniques au monde, comme on peut le
constater dans le tableau 1 ci-dessous :
TABLEAU 1 : PARCS NATIONAUX DE LA REPUBLIQUE
DEMOCRATIQUE DU CONGO ET LEURS
SPECIFICITES ECOLOGIQUES
N° Noms Spécificités écologiques
1 Parc National de Virunga :
8.000 km2
Forêt dense humide, forêt de montagne (alt.max. 5.100 m,
volcans actifs, savanes herbeuses et boisées, lacs, gorilles
de montagne, faune de savane (Nord-Kivu)
2 Parc National de Kahuzi-
Biega : 6.000 km2
Forêt dense humide, forêt de montagne, gorilles de plaine
de l’Est, faune forestière
(Sud – Kivu)
3 Parc National de la
Garamba : 5.000 km2
Savanes herbeuses, galeries forestières, rhinocéros blancs
du nord, éléphants, buffles, girafes, éléphants
domestiqués. (Province Orientale)
4
Parc National de la Salonga :
36.000 km2
forêt dense humide de la cuvette centrale , forêt inondée,
chimpanzés nains, éléphants de forêts. (Equateur)
5 Parc National de l’Upemba :
10.000 km2
importantes zones marécageuses, savanes boisées sur
hauts plateaux, savanes herbeuses, faune savanicole
typiquement « zambézienne » (décimée par braconnage).
( Katanga)
6
Parc National de la
Kundelungu : 2.200 km2
Magnifiques paysages de hauts plateaux, zones
marécageuses , faune savanicole ″Zambéziènne″
(décimée par braconnage). (Katanga)
7
Parc National de la Maïko :
10.000 km2
forêt dense humide semi-montagneuse, okapi, gorilles de
la plaine de l’Est, Paon congolais.
(Province Orientale)
8
Réserve de faune à Okapis :
13.000 km2
forêt dense humide de moyenne altitude de l’Ituri, riche
faune forestière notamment okapis, station d’élevage
d’okapis. (Epulu, Province Orientale)
9
Parc marin (réserve naturelle
de mangroves) : 760 km2
écosystèmes côtiers, mangroves, lamantins, toutes
marines. (Moanda, Bas-Congo)
Toutes les merveilles citées ci-haut permettent le développement de l’industrie
touristique en République Démocratique du Congo, lequel s’appuie sur une
production artistique, sur des richesses historiques et sur un folklore varié.
6
Un effort est consenti pour organiser l’infrastructure routière et hôtelière dans
l’ensemble du pays, notamment dans les Provinces de Kinshasa, du Bas-Congo, du
Kivu et du Katanga.
I.2. ORGANISATION POLITICO-ADMINISTRATIVE
La République Démocratique du Congo est subdivisée en onze (11) provinces dont la
ville de Kinshasa. Les dix autres provinces sont : Bas-Congo, Bandundu, Equateur,
Province Orientale, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema, Kasaï Oriental, Kasaï
Occidental et Katanga (figure a).
La Province est subdivisée en Districts et le District en Territoires. Les villes quant à
elles sont subdivisées en Communes Urbaines. Chaque Province est dirigée par un
Gouverneur de Province, chaque District par un Commissaire de District, chaque
Territoire par un Administrateur du Territoire et chaque Commune par un
Bourgmestre.
Les principales villes du pays sont : Kinshasa (la capitale), Lubumbashi, Kisangani,
Matadi, Mbandaka, Mbuji- Mayi, Kananga, Goma, Bukavu, Kindu, Bandundu, qui
sont les chefs-lieux des provinces.
1.3. TRANSPORTS, COMMUNICATIONS ET ENERGIE
1.3.1. TRANSPORTS ET COMMUNICATIONS
a. Les voies ferrées
Les chemins de fer congolais comportent 5.118 km de voies ferrées dont 858 km sont
électrifiés. Le principal axe de communication relie le Katanga au port de Matadi en
passant par Ilebo dans le Kasaï et Kinshasa.
Cet axe appelé ″Voie nationale″ constitue l’unique issue vers la mer en territoire
national. Il comporte, hélas, une première rupture de charge au port fluvial d’Ilebo,
tête de rail de la Société Nationale de Chemin de Fer du Congo, et une seconde au
port fluvial de Kinshasa.
Depuis la fermeture en 1975 du chemin de fer de BENGWELA qui relie le poste
frontalier de DILOLO (KATANGA) à l’Océan Atlantique via le port de LOBITO en
ANGOLA, la République Démocratique du Congo a perdu la voie la plus courte
(1.348 km) et la plus rapide pour l’évacuation des produits miniers de la Province du
Katanga.
7
Ainsi, les produits miniers de cette province sont depuis lors évacués par quatre (4)
voies en dehors de la voie nationale :
VOIE DU SUD : qui relie les ports de DURBAN, ELISABETH et EAST
LONDON en Afrique du Sud, par les chemins de fer de la Zambie, du Zimbabwe
et de l’Afrique du Sud ;
VOIE DU MOZAMBIQUE : qui conduit au port de BEIRA, en passant par la
Zambie et le Zimbabwe via SAKANIA ;
LES DEUX VOIES TANZANIENNES : qui conduisent au port de DAR-ESSALAM
, soit par le lac Tanganyika et le chemin de fer Tanzanien (1.225 km à
partir de Kigoma), soit par le chemin de fer Zambien et le chemin de fer Tanzanie-
Zambie à 2000 km à partir de SAKANIA.
b. Les voies fluviales
Les voies fluviales de la République Démocratique du Congo sont longues de 12.174
km et comprennent plusieurs ports situés sur le fleuve Congo, sur les rivières Ubangi
et Kasai et sur leurs affluents. Les ports de MATADI, de KINSHASA, d’ILEBO, de
MBANDAKA et de KISANGANI sont les plus importants. L’essentiel des voies
fluviales du pays est exploité par l’Office National de Transport ″ONATRA″,
Entreprise Publique.
c. Les voies routières
L’ensemble du réseau routier comprend 145.000 km des routes carrossables qui
parcourent tout le pays. Les transports routiers sont les plus importants.
d. La voie aérienne
Le pays compte 49 aéroports dont cinq (5) sont dotés des pistes capables de recevoir
des gros porteurs : Kinshasa, Lubumbashi, Kisangani, Goma, Gbadolité. Les
aéroports internationaux sont balisés et reçoivent des aéronefs de jour comme de nuit.
Sept (7) aéroports nationaux sont également balisés. Il s’agit des aéroports de
Kananga, Mbuji-Mayi, Kindu, Buta, Isiro, Mbandaka et Gemena.
De nombreuses compagnies aériennes privées ont vu le jour au cours des dix
dernières années en République Démocratique du Congo, s’ajoutant ainsi aux
LIGNES AERIENNES CONGOLAISES ″L.A.C.″, compagnie nationale. Kinshasa,
la capitale est reliée quotidiennement aux principales villes du pays.
8
e. La voie maritime
Le transport maritime s’effectue dans le bief maritime long de 150 Km qui va du
port de MATADI à l’Océan Atlantique en passant par le port de BOMA.
Le port de Matadi, situé à 366 km de Kinshasa, est le terminal Sud de la voie ferrée
qui part de Kinshasa.
f. Les télécommunications
Plusieurs compagnies de télécommunications cellulaires sont opérationnelles en
République Démocratique du Congo. Il en est de même des télécommunications par
Internet et fax qui ont connu un développement remarquable ces dernières années.
1.3.2. ENERGIE
La République Démocratique du Congo possède un potentiel hydroélectrique évalué
à 100.000 MW dont 40%, soit 40.00 0
MW sont concentrés sur le seul site d’Inga (1).
Le barrage hydroélectrique d’Inga est situé dans la province du Bas-Congo, à
quelques dizaines de kilomètres à vol d’oiseau en amont de la ville portuaire de
Matadi. A ce jour, deux centrales, Inga I et Inga II avec une capacité installée de
2.407 MW sont fonctionnelles sur les quatre centrales prévues. Les deux suivantes,
c’est-à-dire Inga III et Inga IV, devront porter la puissance installée respectivement
de 2.407 MW à 3.500 MW et de 3.500 MW à 39.000 MW au stade final (fig. d).
Il convient de souligner que :
- le taux actuel d’utilisation de la puissance installée d’Inga n’est que de 30% ;
- l’énergie électrique d’Inga est transportée sur une ligne haute tension longue
de 1.700 km jusqu’à Kolwezi au Katanga ;
- l’énergie électrique d’Inga est déjà exportée dans plusieurs pays africains tels
que la Zambie, le Zimbabwe, l’Afrique du Sud, la République du Congo.
D’autres pays tels que l’Angola, l’Egypte, le Maroc, le Nigeria et la
République Centrafricaine sollicitent l’interconnexion avec le réseau
électrique du barrage d’Inga.
En plus du barrage hydroélectrique d’Inga dans le Bas-Congo, le pays possède
d’autres centrales hydroélectriques éparpillées à travers toutes les provinces comme
le renseigne le tableau n°2 ci-dessous.
(1) Conjoncture économique 19……
9
Tableau n°2 : Les principales centrales hydroélectriques de la RDC
N° PRINCIPALES CENTRALES HYDRO-ELECTRIQUES PUISSANCE EN Kw
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
19.
20.
21.
22.
23.
24.
25.
26.
27.
28.
29.
Centrale d’Inga I sur le fleuve Congo
Centrale d’Inga II sur le fleuve Congo (1)
Centrale de Koni sur la Lufira
Centrale de N’zilo sur le Haut-Lualaba (N’zilo I)
Centrale de Mwadingusha sur la Lufira
Centrale de Seke sur le Lualaba (N’zilo II)
Centrale de Sanga sur l’Inkisi
Centrale de Zongo sur l’Inkisi
Centrale de Bendera (Kalemie sur le Kyimbi)
Centrale de la Ruzizi (Bukavu) sur la Ruzizi
Centrale de Tshopo (Kisangani) sur la Tshopo
Centrale de Budana (Kilo-Moto)
Centrale de Soleniama (Kilo-Moto) (2c)
Centrale de N’zoro (Kilo-Moto)
Centrale de Kalima (Sominki) (2c)
Centrale de Punia (Sominki)
Centrale de Mungombe (Sominki)
Centrale de Piana Mwanga (Congo-Etain)
Centrale de Lubudi (CimKat) (2c)
Centrale de Moga et Kampene (Sominki)
Centrale de Ambwe (Sominki)
Centrale de Magembe (Sominki)
Centrale de Matadi (Regideso)
Centrale de Tshiala I (Miba)
Centrale de Tshiala II (Miba)-en constr. 1986
Centrale de Young (Miba)
Centrale de Kamina (Kilubi-F.A.C)
Centrale de Mobaye sur l’Ubangui-en proj. 1986
Centrale de Tshikapa
350.000
1.424.000 r
42.120
108.000
69.000
248.400
11.500
75.000
17.200
28.200
18.800
12.600
2.200
1.000
6.900
2.000
1.040
29.000
5.760
2.000
2.400
2.400
2.000
1.375
(2)
7.000
9.900
(3)
1.560
Puissance totale des principales centrales (4) 2.481.355
Le reste du potentiel hydroélectrique de la République Démocratique du Congo se
présente de la manière suivante :
Tableau n° 3 : Le potentiel hydroélectrique dans d’autres Provinces du pays
N° PROVINCE KW au 30.06.1985
1. PROVINCE ORIENTALE 28.000
2. NORD KIVU, SUD KIVU ET MANIEMA 46.100
3. KATANGA 528.700
4. KASAI ORIENTAL 12.800
5. KASAI OCCIDENTAL 10.760,78
6. DIVERS 7.895
TOTAL
644.255,78
10
II. MISSION ET STRUCTURES DU MINISTERE CONGOLAIS EN
CHARGE DES MINES
D’une manière générale, le Ministère en charge des Mines a pour mission de gérer le
domaine minier national conformément à la politique minière du gouvernement telle
qu’elle ressort du Code Minier et de ses mesures d’application.
Pour ce faire, il attribue les droits miniers et de carrières et contrôle toutes les
activités réalisées en vertu de ces droits.
Le Ministère en charge des Mines comprend :
- le Cabinet du Ministre
- l’Administration des Mines
- les Services Techniques et Organismes Spécialisés
II.1. LE CABINET DU MINISTRE
Dans l’exercice de ses fonctions, le Ministre en charge des Mines est assisté par un
Collège de Conseillers et bénéficie des services d’un bureau d’appoint.
Les Conseillers donnent des avis sur tous les dossiers à soumettre à la sanction du
Ministre.
Le Bureau d’appoint est rattaché au Cabinet du Ministre pour assurer l’exécution de
diverses tâches administratives.
Le Cabinet du Ministre est situé à Kinshasa/Gombe, sur le Boulevard du 30 juin, au
3ème niveau de l’Immeuble Gécamines (fig. e).
II.2. L’ADMINISTRATION DES MINES
L’Administration des Mines est le Service qui assure les tâches courantes d’exécution
des décisions du Gouvernement dans le secteur minier, du suivi et de contrôle des
activités minières. Elle assiste le Ministre dans la gestion du domaine minier.
Le Chef de l’Administration est le Secrétaire Général.
L’Administration des Mines comprend des services centraux et provinciaux.
Les services centraux sont :
a. Secrétariat Général
• Secrétaire Général
• Cellule Technique
11
b. Directions
• Direction de Géologie ;
• Direction des Mines ;
• Direction de la Protection de l’Environnement Minier ;
• Direction des Etudes et Planification ;
• Direction des Investigations ;
• Direction des Services Généraux et du Personnel ;
Les services provinciaux sont constitués de onze (11) Divisions des Mines et
Géologie, des Bureaux et Antennes.
II.3. LES SERVICES TECHNIQUES ET ORGANISMES SPECIALISES
A ce jour, deux (2) Services techniques fonctionnent au sein du Ministère des Mines
et Hydrocarbures. et deux (2) organismes spécialisés sont placés sous la tutelle du
Ministre ayant les Mines dans ses attributions.
II.3.1 Services techniques
a. La Cellule Technique de Coordination et de Planification Minière ″CTCPM″
Créée par Ordonnance n°78-153 du 11 Avril 1978, la CTCPM est un organe de
conseils, d’études et de coordination des activités du secteur minier.
A ce titre, elle a entre autres pour objet :
- la conception des politiques et stratégies de développement du secteur minier ;
- la recherche des voies et moyens pour la réalisation de l’exploitation optimale
des ressources minérales du pays ;
- la centralisation et la circulation de l’information du secteur minier;
- l’harmonisation et la coordination entre les Ministères et les Organismes
intéressés à la solution des problèmes miniers ;
- la réalisation par elle-même ou par des tiers des études relatives au
développement du secteur minier ;
- la recherche des solutions aux problèmes qui se posent à l’industrie minière de
la République Démocratique du Congo ;
- l’encadrement de l’artisanat minier.
La CTCPM est placée sous l’autorité hiérarchique du Ministre ayant les Mines dans
ses attributions mais jouit cependant d’une autonomie financière.
12
b. Service d’Assistance et d’Encadrement du Small Scale Mining, en sigle
″SAESSCAM″
Le SAESSCAM est un Service public à caractère technique chargé de l’assistance et
de l’encadrement de la Petite Mine ou Small Scale Mining et de l’artisanat minier,
conformément à l’article 14 du Règlement Minier. Ce service est créé par le Décret
n°047-C/2003 du 28 mars 2003 et a pour objet notamment :
- assurer la formation et apporter l’assistance technique et financière aux coopératives
minières et aux exploitants du secteur de la Petite Mine en vue de renforcer leur
capacité managériale et de promouvoir l’émergence d’une classe moyenne
congolaise du secteur minier ;
- assurer le suivi des flux matières de la Petite Mine et de l’Artisanat Minier depuis le
chantier jusqu’au point de vente en vue de canaliser toute la production dans le
circuit officiel de commercialisation ;
- inciter au regroupement des exploitants miniers artisanaux en coopérative minière ;
- promouvoir le développement intégré des communautés locales où se déroulent les
activités minières artisanales et/ou à petite échelle grâce à la rétrocession de la
quote-part des droits superficiaires destinée à ces communautés, en application des
dispositions du Règlement Minier ;
- travailler en synergie avec l’Administration Publique concernée et les autres
services techniques du Ministère ainsi qu’avec d’autres organismes pour la
conception, la fabrication et l’acquisition des équipements adaptés aux conditions
géologiques des gisements exploités par les opérateurs miniers à petite échelle et
des exploitants miniers artisanaux en vue d’améliorer leur productivité qualitative et
quantitative ;
- vulgariser les normes de sécurité sur les sites d’exploitation et veiller à leur stricte
application ;
- inciter l’exploitant minier à petite mine ou artisanal à investir dans les autres
secteurs de l’économie nationale en vue notamment d’assurer l’après-mine.
II.3.2.Organismes spécialisés
a. Le Centre d’Evaluation, d’Expertise et de Certification des substances
minérales précieuses et semi-précieuses. ″CEEC″
Créé par décret n°036/2003 du 24 mars 2003, le Centre d’Evaluation, d’Expertise et
de Certification des substances minérales précieuses et semi-précieuses, en sigle
″CEEC″, est une Entreprise Publique à caractère technique dotée d’une personnalité
juridique et placée sous la tutelle des Ministères ayant le Portefeuille et les Mines
13
dans leurs attributions, chacun y intervenant dans la sphère de ses attributions. Il a
pour objet notamment :
- l’évaluation et l’expertise du diamant, de l’or, du coltan et de toutes autres
substances minérales précieuses et semi-précieuses en République Démocratique du
Congo ;
- l’encadrement des comptoirs, des négociants et des fondeurs par le suivi et le
contrôle des flux matières et monétaires ;
- la certification et le paiement des taxes à l’exportation des substances minérales
précieuses et semi-précieuses ;
- la formation des évaluateurs congolais ;
- la promotion de l’industrie du diamant, de l’or, du coltan et d’autres substances
minérales précieuses et semi-précieuses ;
- la lutte contre la fraude des substances minérales précieuses et semi-précieuses.
b. Cadastre Minier
Institué par l’article 12 de la Loi n°007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code Minier,
le Cadastre Minier est un Etablissement Public à caractère administratif et technique
doté de la personnalité juridique et jouissant de l’autonomie administrative et
financière. Son fonctionnement est fixé par le Décret N°068/2003 du 03 2003. Il a
notamment pour mission :
- l’inscription des actes prévus par le Code Minier dans les registres y afférents et/ou
cartes de retombes minières ;
- l’instruction cadastrale des demandes d’octroi, d’extension, de renouvellement, de
mutation ou d’amodiation des droits miniers et/ou de carrières, la coordination de
l’instruction technique et environnementale desdites demandes et la notification des
avis des instructions minières aux personnes concernées ;
- la certification de la capacité financière minimum des requérants des droits miniers
et de carrières de recherches ;
- la notification des décisions relatives aux droits miniers ou des carrières aux
requérants intéressés ;
- la délivrance de l’attestation de prospection ;
- la délivrance et la conservation des titres miniers et de carrières ;
- l’inscription ou la radiation des périmètres miniers ou de carrières sur la carte
cadastrale ;
- l’émission des avis en cas de classement, de déclassement ou de reclassement d’une
zone interdite ;
14
- l’authentification des actes d’hypothèque, d’amodiation ou de mutation des droits
miniers et de carrières ;
- la perception, la gestion et le cas échéant la répartition des frais de dépôt et des
droits superficiaires annuels par carré.
III. LES GRANDS TRAITS DE LA GEOLOGIE DE LA REPUBLIQUE
DEMOCRATIQUE DU CONGO
La géologie de la République Démocratique du Congo est caractérisée par deux
ensembles structuraux majeurs, à savoir les terrains de soubassement et ceux de
couverture. (1)
1. Terrains de soubassement
Le socle ou soubassement est composé de terrain d’âge précambrien, généralement
plissé et métamorphique. Il forme un anneau autour du bassin du fleuve Congo.
La géologie du soubassement concerne cinq parties correspondant plus ou moins à
certaines entités administratives et se repartit de la manière suivante :
a. la partie méridionale où l’on trouve la plus grande partie de la province du
Katanga ainsi qu’une portion du Kasaï-Oriental ;
b. la partie orientale comprenant le Sud-Kivu, le Maniema et l’extrême Nord du
Katanga. Elle est caractérisée par l’Urundien et le Ruzizien ;
c. la partie septentrionale comprenant, outre le Nord-Kivu et le Ruwenzori, la
région qui s’étend de la crête de partage des eaux Congo-Nil à l’Est, au bassin
versant de l’Ubangui à l’Ouest. Les formations géologiques y signalées sont
des séries cristallophylliennes formées principalement de micaschistes, de
quartzites, de schistes graphiteux et de gneiss ;
d. la partie occidentale qui comprend le Bas-Congo et le Kwango méridional est
essentiellement formée de schistes métamorphiques divers, de quartzites et de
gneiss ;
e. la partie centrale comprenant le Kasaï-Occidental et une grande partie du
Kasaï-Oriental est constituée des roches schisto-calcaires, de quartzites et de
phyllades.
(1) Opportunités d’investissement dans le secteur minier, CTCPM, Mars 1999 pp 1-5
2. Terrains de couvertures
On regroupe dans cet ensemble tous les dépôts reposant en discordance sur les
terrains du soubassement.
15
La couverture se compose essentiellement de terrains d’âge Paléozoïque au Tertiaire
et même du Quaternaire.
Le Paléozoïque affleure dans la Province Orientale, le Nord-Kivu, le Sud Kivu, le
Maniema et le Katanga Septentrional.
Le Mésozoïque est représenté par :
- la série du Kwango (crétacé supérieur) ;
- la série de Lualaba (crétacé inférieur) ;
- l’étage de Kisangani (jurassique).
Ces séries sont en corrélation avec :
- celle de Kamina (crétacé probable) ;
- celle de grès sub-littoraux au Bas-Congo (crétacé inférieur probable) ;
- celle du bassin du Congo Méridional (Tshikapa, Mbuji-Mayi et Katanga
Occidental).
IV. LES POTENTIALITES MINIERES DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE
DU CONGO
La République Démocratique du Congo recèle un potentiel minier très diversifié et
inégalement reparti dans toutes les provinces du pays comme le montre le tableau 3
ci-dessous.
TABLEAU 3 : PRINCIPAUX INDICES DES GITES MINERAUX ET DES
PIERES ORNEMENTALES
PROVINCES
PRINCIPAUX INDICES DES GITES MINERAUX ET DES
PIERRES ORNEMENTALES
BANDUNDU
BAS-CONGO
EQUATEUR
KASAI
Diamant, kaolin, argiles.
Bauxite, cuivre, plomb, zinc, vanadium, phosphate, or, diamant, manganèse,
marbre, granites noir et rose, sel gemme, fer, argiles, pyrite, talc, silice,
kaolin, barytine, sable et calcaire asphaltiques, calcaire et quartzite.
Diamant, or, fer, calcaire, kaolin, argiles, cuivre, granite, niobium, ocre.
Diamant, argiles, or, chrome, nickel, cobalt, platine, cuivre, fer, kaolin,
OCCIDENTAL
KASAI ORIENTAL
plomb.
Diamant, argiles, chrome, cobalt, cuivre, nickel, or, fer, kaolin, talc.
16
PROVINCES
PRINCIPAUX INDICES DES GITES MINERAUX ET DES
PIERRES ORNEMENTALES
KATANGA
KINSHASA
MANIEMA
NORD-KIVU
PROVINCE
ORIENTALE
SUD-KIVU
Cuivre, cobalt, uranium, colombo-tantalite, or, platine, lithium, talc,
wolfram, zinc, argiles, bismuth, cadmium, germanium, cassitérite, charbon,
fer, granites, gypse, kaolin, manganèse, salines, béryl (émeraude), saphir.
Argiles, silice, kaolin, sable de verrerie et grès arkosique.
Or, cassitérite, amblygonite, argiles, cuivre, diamant, fer, kaolin, manganèse,
colombo-tantalite, plomb, talc, wolfram,
Argiles, cassitérite, basnaesite, béryl, charbon, granite, monazite, niobium,
or, platine, wolfram, colombo-tantalite.
Or, argent, diamant, argiles, cuivre, fer, kaolin, colombo-tantalite, ocre,
schistes bitumineux, talc.
Or, cassitérite, amblygonite, argent, argiles, basnaesite, béryl, bismuth,
diamant, diatomite, monazite, niobium, wolfram, colombo-tantalite.
La découverte de la plupart des gisements connus à ce jour a été faite il y a bientôt un
siècle à l’aide des méthodes et techniques rudimentaires. D’où, la probabilité d’en
découvrir d’autres, à l’aide des techniques modernes de recherches, demeure très
grande (fig. f et g).
Les réserves géologiques pour quelques substances sont données dans le tableau 4 ciaprès
:
Tableau 4 : Réserves géologiques à fin décembre 1995
N° Substances Minérales Quantités (tonnes)
1. Cuivre 75.000.000
2. Lithium 31.000.000
3. Niobium 30.000.000
4. Manganèse 7.000.000
5. Zinc 7.000.000
6. Cobalt 4.500.000
7. Fer (plus de 60% Fe) 1.000.000.000
8. Cassitérite 450.000
9. Or (*) 600
10. Diamant 206.000.000 carats
(*) : Les travaux de recherches de l’or n’ont couvert qu’une infime partie du district aurifère principal de la République
Démocratique du Congo qui s’étend de s Uélés au Katanga en passant par l’Ituri.
17
L’exploitation de ces substances est assurée par des sociétés minières publiques,
mixtes et privées pour l’exploitation industrielle et par les exploitants miniers
artisanaux en ce qui concerne l’exploitation artisanale.
En dépit de plusieurs difficultés qu’elle connaît, l’exploitation minière en République
Démocratique du Congo demeure encore le fer de lance de l’économie nationale de
par la hauteur de sa participation au PIB (28%). Les exportations des produits
miniers représentent quant à elles, en valeur, près de 70% de la valeur totale des
exportations de la République Démocratique du Congo.
V. EXPLOITATION MINIERE EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU
CONGO
V.1 Exploitation industrielle
Certaines des substances minérales reprises dans le tableau 4 ci-dessus font l’objet
d’une exploitation industrielle depuis plusieurs décennies dans les différentes
provinces du pays. Ces activités d’exploitation sont assurées par des entreprises
publiques, mixtes ou privées géographiquement reparties comme suit :
A. Province du Katanga.
1. LA GENERALE DES CARRIERES ET DES MINES ″GECAMINES″
La Gécamines est une Entreprise Publique spécialisée dans l’exploitation des métaux
de base tels que le cuivre, le cobalt, le zinc et d’autres métaux associés (fig. h, i, j, k
et l).
• Siège Social : Lubumbashi, Boulevard Kamanyola
B.P. 450 , Tél. 225130
E-mail : gecamines.adga@starnet.cd
Télex : 41034 Fax : 243 23 41041
• Réserves minières fin 1995 :
- Cuivre : 55.512.000 tonnes
- Cobalt : 3.664.000 tonnes
- Zinc : 6.357 tonnes
• Capacité de production :
- Cuivre : 470.000 tonnes/an
- Cobalt : 16.000 tonnes/an
- Cadmium : 300 tonnes/an
• Sièges d’exploitation : Kolwezi, Likasi, Kipushi, Kambove, Kakanda.
18
• Représentations :
- Kinshasa : Building Gécamines, 9ème étage, Boulevard du 30 juin.
- Bruxelles : Boulevard du Souverain 30-32
B-1070 Bruxelles
Tél. 2300077, Télex 23575
• Statistiques de production cumulée cuivre, cobalt et autres métaux associés
1985-2002 :
- cuivre : 3.291.986 tonnes
- cobalt : 114.964,6 tonnes
- zinc : 404.881 tonnes
- cadmium : 1.646 tonnes
- argent : 158,700 tonnes
- or : 120,1 kg
• Besoins en investissement : US $ 1.400.000.000
2. SOCIETE DE DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL ET MINIER AU
CONGO ″SODIMICO″
La SODIMICO est une Entreprise Publique spécialisée également dans
l’exploitation du cuivre.
• Siège social : 549, avenue Adoula, Lubumbashi, Province du Katanga
B. P. 3853 Lubumbashi, téléfax : 00243 2345556
Tél. : 00243 345404
• Sièges d’exploitation : Musoshi et Kinsenda
• Réserves minières : 2.038.000 tonnes de minerai de cuivre
- MUSOSHI : 1.914.000 tonnes de minerai de cuivre à 3%
- KINSENDA : 124.000 tonnes de minerai de cuivre à 5%
• Production cumulée de 1989-1994 :
∗ 2.071.045 tonnes de minerais
∗ 123.235 tonnes de concentré de cuivre
3. ENTREPRISE MINIERE KISENGE MANGANESE ″EMK-Mn″
KISENGE-MANGANESE est une Entreprise Publique spécialisée dans
l‘exploitation de manganèse.
• Siège social : Lubumbashi B.P. 3522/Lubumbashi
• Siège d’exploitation : Kisenge
• Représentation : 1er niveau, Building Gécamines, Boulevard du 30 juin,
Kinshasa/Gombe
19
• Réserves minières :
- Pyrolusite : 5.348.227 tonnes humides à 50% de manganèse.
- Carbonate : 6.000.000 tonnes humides à 35% de manganèse.
• Etat de stock actuel : 2.960.000 tonnes
• Capacité de production : 360.000 tonnes/an
• Statistiques de production cumulée 1985-1992 : 79.550 tonnes.
• Besoins en investissement :15.094.550 USD pour la
production du bioxyde de manganèse électrolytique (BME) et le ferromanganèse.
4. CONGO-ETAIN
CONGO-ETAIN est une société d’économie mixte (50% Etat Congolais et 50%
Géomines) spécialisée dans l’exploitation de la cassitérite et des minerais associés.
Géomines, partenaire de l’Etat, a été déclarée en faillite et dissoute. Par
conséquent, CONGO-ETAIN est devenu de fait une Entreprise Publique. Ses
activités sont actuellement en veilleuse en attendant de nouveaux investissements.
• Siège social et d’exploitation : Manono
• Représentation à Kinshasa : Av. Bangala, n° 10, B.P. 7120 Kinshasa I.
• Réserves minières fin 1996 : 200.000 tonnes de cassitérites
• Capacité de production : 9000 tonnes d’Etain/an
• Statistiques de production cumulée de 1985-1995 :
∗ 782.789 tonnes de cassitérites
∗ 1.578.375 tonnes d’Etain
∗ 47.752 tonnes de colombo-tantalite
∗ 351.130 tonnes de scories tantalifères
5. COMPANIE MINIERE DE SAKANIA ″COMISA SPRL″
COMISA Sprl est une société privée qui a pour objet social l’exploitation de
cuivre.
• Capital social : 1.000.000 FC (année 2000)
• Siège social : 88, avenue Kabalo, Lubumbashi
• Statistiques de production 2002 : 264.000 tonnes de minerai à 4,5% Cu
• Réserves minières : 1.500.000 tonnes Cu à Lonshi,
Travaux de recherches en cours sur le
site de Sakania.
20
• Besoins en investissement : 140.000.000 USD (phases I et II/Lonshi)
• Démarrage des activités : - recherches : novembre 2000
- exploitation : août 2001
6. MINE D’OR DE KISENGE ″MDDK″
MDDK est une joint-venture entre l’Entreprise Minière de Kisenge Manganèse
(20%) et Cluff Mining (80%) dont l’objet social est la recherche et l’exploitation
de l’or.
• Capital social : 150.000 FC ( année 1998)
• Siège social : Kinshasa,
• Réserves minières : travaux de recherches en cours
• Besoins en investissement : 17.000.000 USD
7. SOCIETE DE TRAITEMENT DU TERRIL DE LUBUMBASHI
″STL″
STL est une joint-venture entre OMG (55%), Forrest (25%) et Gécamines (20%)
dont l’objet social est l’exploitation de cuivre, cobalt (alliage blanc) et du zinc.
• Siège social : Lubumbashi
• Production (alliage blanc 2002) :
- Cuivre : 1.289 tonnes
- Cobalt : 1.930 tonnes
• Besoins en investissement : 130.000.000 USD
• Démarrage des activités : novembre 2000
8. SOCIETE MINIERE LUISWISHI ″SML″
SML est une joint-venture entre Gécamines (50%) et Forrest (50%) dont l’objet
social est l’exploitation de cuivre et de cobalt.
• Capital social :
• Siège social : Lubumbashi
• Production concentrés (2002) :
- Cuivre : 5.597 tonnes Cu contenu
- Cobalt : 5.499 tonnes Co contenu
• Besoins en investissement : 50.000.000 USD
• Démarrage des activités : 1997
21
9. KABABANKOLA MINING COMPANY ″KMC″
KMC est une joint-venture entre la Gécamines (20%) et Tremalt (80%) dont
l’objet social est l’exploitation de cuivre et de cobalt.
• Capital social :
• Siège social : Lubumbashi
• Statistiques de production :
• Réserves minières :
• Besoins en investissement : 130.000.000 USD
• Démarrage des activités : janvier 2001
10. TENKE FUNGURUME ″TFM″
TFM est une joint-venture entre la Gécamines (45%) et Lundin (55%) dont l’objet
social est l’exploitation de cuivre et de cobalt.
• Capital social :
• Siège social : Lubumbashi
• Statistiques de production :
• Réserves minières :
• Besoins en investissement : 1.680.000.000 USD
11. ANVIL MINING-CONGO SARL
ANVIL MINING-CONGO Sarl est une société privée dont l’objet social est
l’exploitation de cuivre et des métaux associés (argent).
• Capital social : 1.500.000 FC (année 2001)
• Siège social : Lubumbashi, avenue Nyota, Q/Golf
• Représentation à Kinshasa : Avenue des Aviateurs, Immeuble UCB,
7ème niveau, Kinshasa-Gombe,
Tél : 8804993,
E-mail : anvilkin@jobantech.cd
• Statistiques de production : 3.345 tonnes de concentrés à 37,56%
Cu et 886g d’argent par tonne
(mai 2003)
• Réserves minières :
• Besoins en investissement : 5.700.000 USD
• Démarrage des activités : année 2002
22
B. Province du Kasaï Oriental.
1. LA MINIERE DE BAKWANGA ″MIBA″
La Minière de Bakwanga est une société d’économie mixte (Etat Congolais
80% et Sibeka 20%) spécialisée dans l’exploitation du diamant (fig. m, n et o).
• Siège social : 04, Place de la Coopération, Mbuji-Mayi
B. P. 377 et 378,
Télex 21063 Fax 873 762019 451
RDC/KINSHASA
• Réserves minières fin 1997 : 70.959.934 carats.
• Capacité de production : 10.000.000 carats/an.
• Siège d’exploitation : Mbuji-Mayi
• Représentation : Kinshasa : Bld 30 juin, B. P. 8633 Kinshasa
Tél. 32241-32259-32209
Télex 21063 Londres
• Statistiques de production 1986-1997 : 150.123.000 carats.
• Besoins en investissement 1996-1999 : 85.422.467 USD
2. LA MINIERE DE SENGASENGA ″SENGAMINES″
La Minière de Sengasenga est une société privée dont l’objet social est
l’exploitation de diamant.
• Capital social : 11.250.000 FC
• Actionnariat
- Oryx : 80%
- Miba : 20%
• Siège social : 20, avenue Katalayi, Mbuji-Mayi
Tél : (+243)97310230
Fax : 00871763089661
• Représentation à Kinshasa : Galeries du Centenaire 2B2 Boulevard
du 30 juin, Kinshasa/Gombe
Tél : (+243)98306947
Fax :(+243)8807585
• Statistiques de production (2002) : 504.100,02 carats
• Besoins en investissement : 40.000.000 USD
∗ acquisition nouvelle usine : 30.000.000 USD
∗ équipements : 10.000.000 USD
23
C. Provinces du Maniema et du Sud Kivu
SOCIETE MINIERE ET INDUSTRIELLE DU CONGO ″SOMICO″
La SOMICO est une société d’économie mixte (RDC 60%, Fiduciaires Somico
40%) qui a pour objet social toutes opérations d’études, de prospection, de
recherche et d’exploitation des substances minérales concessibles ainsi que toutes
opérations de concentration et de traitement métallurgique et chimique, de
transformation, de commercialisation, d’exportation de ces substances et de leurs
dérivés pour son compte ou pour le compte de tiers, et toutes autres opérations de
nature à favoriser la réalisation de cet objet social.
• Capital social : 10.000.000 USD
• Siège social : 191, av. de l’Equateur - Kin/Gombe
• Représentation à Kinshasa : 316, av. Colonel Lukusa, 1er et 2ème niveau
Immeuble ex Sominki - Kin/Gombe
Tél : 8200812 - 813 - 45637
Fax : 002438845637
D. Province du Nord Kivu.
SOCIETE MINIERE DU KIVU ″SOMIKIVU″
La SOMIKIVU est une entreprise d’économie mixte (Etat Congolais 20%,
Groupe Allemand ″GEF″ 70%, Somikivu 10%) qui a pour objet social
l’exploitation du pyrochlore.
• Siège social : Goma
• Siège d’exploitation : Lueshe
• Statistiques de production la production cumulée de 1978 à 1992
est de : 3.792 tonnes de concentré de niobium.
E. Province Orientale
1. OFFICE DES MINES D’OR DE KILO-MOTO ″OKIMO″
L’OKIMO est une Entreprise Publique ayant pour objet social l’exploitation de
l’or.
• Siège social : Bambu/Mines B.P. 219 - 220, Bunia
• Capacité de production : 6 tonnes d’or/an (années 70)
• Sièges d’exploitation : Mongbalu et Watsa.
• Représentation à Kinshasa : 15, av. des Sénégalais
B. P. 8.498 Kin 1
E-mail : wicosma@yahoo.fr
24
• Besoins en investissement : sont immenses. Pour les couvrir, l’Office a
signé en 1996 une convention minière avec Barrick Gold Corporation pour
un montant de 300.000.000 USD, afin de produire 10 tonnes d’or fin par an.
Au cas où les recherches s’avèrent fructueuses, Barrick Gold Corporation
consentirait encore un supplément de 266.000.000 USD.
A cause des troubles dans la région, Barrick Gold Corporation s’est retirée et
la convention est devenue caduque. Actuellement, l’OKIMO est en
pourparler avec de nombreux partenaires dont Anglo Gold.
2. ASHANTI GOLDFIELDS KILO ″AGK″
Ashanti Goldfields Kilo est une société privée (dont Okimo et consorts 14%,
Ashanti Goldfields Company Limited 86%) qui a pour objet social l’exploitation
de l’or. Ses activités minières se concentrent sur une partie de la concession C40
appartenant à l’OKIMO en vertu d’un contrat d’amodiation signé entre celui-ci et
KIMIN dont Ashanti Goldfields avait acheté les parts.
Le programme de recherches et d’exploitation est en veilleuse à cause de
l’insécurité dans la région.
• Capital social : 18.000.000 USD
• Siège social : Mongbwalu (Ituri)
• Représentation à Kinshasa : Immeuble SOFIDE, Kin/Gombe
F. Province du Kasaï-Occidental
1. KABONGO DEVELOPMENT COMPANY ″KDC″
Kabongo Development Company est une société privée qui a pour objet social
l’exploitation de diamant.
• Siège social : 917, av. Bas-Congo - Kin/Gombe
Tél. : 8973097 - 8964331
25
2. AUTRES EXPLOITANTS MINIERS DE PETITE MINE
Divers autres opérateurs miniers se livrent à l’exploitation minière à petite échelle
dans cette province et plus particulièrement dans le Territoire de Tshikapa.
V.2. Exploitation artisanale
A coté de la production industrielle classique, le Gouvernement a développé et
encouragé depuis deux décennies des activités de l’exploitation artisanale axées au
départ sur l’or et le diamant seulement et, étendues plus tard à d’autres substances
minérales (émeraude, saphir, rubis, hétérogénite, coltan) (fig. p).
Les principaux intervenants dans ce secteur sont les exploitants artisanaux, les
négociants et les comptoirs d’achat agréés.
Dans cette période de basse conjoncture pour l’industrie minière traditionnelle,
l’artisanat minier a pratiquement pris la relève avec un chiffre d’affaires annuel
officiel variant entre 360.000.000 et 400.000.000 de dollars américains.
Les centres de Tshikapa dans la province du Kasaï-Occidental, de Mbuji-Mayi dans
le Kasaï-Oriental, de Kisangani dans la Province Orientale, de Kahemba et Tembo
dans la province de Bandundu sont les principales zones pourvoyeuses en diamant de
production artisanale.
Il convient de signaler que les sites d’exploitation artisanale de l’or sont éparpillés sur
la quasi-totalité du territoire national, principalement le long des cours d’eau et dans
des terrasses.
S’agissant de la colombo-tantalite et de l’hétérogénite qui font l’objet de
l’exploitation artisanale, on les retrouve respectivement dans les provinces du
Maniema, du Sud-Kivu, du Nord-Kivu, Orientale et dans la province du Katanga.
VI. OPPORTUNITES D’INVESTISSEMENT
VI.1. Projets identifiés
Certains indices cités dans le tableau 4 ont déjà fait l’objet des travaux de
développement qui ont conduit aux études d’évaluation technico-économique et
n’attendent que des financements pour leur mise en exploitation. C’est notamment le
cas pour la province du Bas-Congo où on peut relever les gisements ci-après :
- gisement polymétallique du cuivre, du zinc, du plomb et de vanadium de
Bamba-Kilenda dans le District de la Lukaya ;
26
- gisement de bauxites de Sumbi dans le District du Bas-Fleuve, non loin de la
centrale hydroélectrique d’Inga ;
- gisement des phosphates du Mayumbe dans le District du Bas-Fleuve ;
- les sables et calcaires asphaltiques de Mavuma dans le District du Bas-
Fleuve.
Il sied de noter que la province du Bas-Congo offre un certain nombre des facteurs
socio-économiques particulièrement avantageux pour l’exploitation d’un gisement
minier. Il s’agit notamment de :
- la proximité de l’Océan Atlantique ;
- la présence de deux ports maritimes du pays (Matadi et Boma) ;
- la disponibilité à moindre coût du courant hydroélectrique fourni par le
barrage d’Inga ;
- l’existence de la voie ferrée Kinshasa-Matadi (360 km) ;
- l’état relativement fiable de l’infrastructure routière ;
- la main-d’oeuvre qualifiée et bon marché.
A l’instar de la province du Bas-Congo, il existe dans d’autres provinces quelques
projets qui ont été sélectionnés pour les investissements miniers notamment :
1. PROVINCE DU KATANGA
- Cuivre, argent de Dikulushi
- Zone étain du domaine minier Gecamines
- Charbon de la Lukuga
2. PROVINCE ORIENTALE
- Or de Adumbi-Kitenge dans l’Uélé
- Fer de Mbomo dans le Territoire de Banalia
- Schistes bitumineux de Mindjaro-Ubundu
3. PROVINCE DU KASAI-ORIENTAL
- Gisements primaires et gisements des lits des rivières pour le Diamant
4. PROVINCE DU KASAI-OCCIDENTAL
- Or platinifère de Musefu dans le District du Kasaï (Territoire de Luiza).
27
5. PROVINCE DU NORD-KIVU
- Or platinifère de Lubero
- Pyrochlore de Bingo
6. PROVINCES DU SUD- KIVU ET DU MANIEMA
- Gisement d’or de Twangiza et de Namoya
Dans le cadre de la valorisation de ces indices miniers, il convient de signaler que le
Gouvernement de la République a octroyé à des partenaires étrangers, 38 Zones
Exclusives de Recherches couvrant 412.275 km² pour un investissement global de
513.393.849 USD.
VI.2. Projets en cours de financement
Les projets repris ci-dessous ont déjà fait l’objet de financement mais, leur réalisation
effective attend l’octroi des droits miniers conformément aux dispositions du
nouveau Code Minier. Il s’agit de :
ANMERCOSA EXPLORATION (filiale d’Anglo American) :
pour la prospection, la recherche et l’exploitation des métaux de base et
des substances précieuses dans le Katanga.
EMET PTY LTD
pour la prospection, la recherche et l’exploitation du diamant à
l’Equateur.
ASSOCIATION ENGEOCOM :
pour la prospection, la recherche et l’exploitation du diamant dans le
Kasaï-Occidental.
KGHM (Kimpe)
Société polonaise en joint-venture avec Sodimico pour la production du
cuivre et du cobalt. Le projet connaît une interruption suite à des
difficultés techniques.
28
VI.3. Projets en cours de négociation
Les projets ci-dessous ont fait l’objet de négociation entre partenaires mais leur
exécution attend l’approbation de leur joint-venture suivant des dispositions du
nouveau Code Minier. Il s’agit de :
KINGAMIAMBO MUSONOI TAILINGS ″KMT″
• Partenariat : en négociation
• Substances concernées : cuivre, cobalt
• Réserves :
- Cuivre : 326.000 tonnes
- Cobalt : 69.000 tonnes
• Besoins en investissement : 330.000.000 à 550.000.000 USD
GISEMENTS RUASHI-ETOILE
• Partenariat
- Gécamines : 49%
- Forrest : 51%
• Substances concernées : cuivre, cobalt
• Réserves
- Cuivre : 1.700.000 tonnes
- Cobalt : 220.000 tonnes
• Besoins en investissement : + 400.000.000 USD
REJETS DE SHITURU
• Partenariat
- Gécamines : 49%
- First Quantum : 51%
• Substances concernées : cuivre, cobalt
• Réserves
- Cuivre : 215.000 tonnes
- Cobalt : 25.000 tonnes
29
REHABILITATION MINE ET CONCENTRATEUR DE KIPUSHI ET
CONSTRUCTION D’UNE NOUVELLE USINE DE TRAITEMENT
• Partenariat : Joint-venture Gécamines et AMFI
• Substances concernées : zinc, cuivre et production acide
sulfurique
• Réserves :
- Cuivre : 285.539 tonnes
- Zinc : 2.443.746 tonnes
• Besoins en investissement : à déterminer par l’étude de faisabilité
REJETS DE KAKANDA
• Partenariat
- Gécamines : 49%
- IPR (Panorama) : 51%
• Substances concernées : cuivre, cobalt
• Réserves
- Cuivre : 219.500 tonnes
- Cobalt : 3 .600 tonnes
• Besoins en investissement : + 262.000.000 USD
REHABILITATION MINE DE KAMOTO
• Partenariat : Association momentanée Gécamines
Kumba Resources
• Substances concernées : cuivre, cobalt
• Réserves :
- Cuivre : 5.900.000 tonnes
- Cobalt : 553.000 tonnes
• Besoins en investissement : 141.300.000 USD
30
VI.4. Autres projets miniers bancables
Les tableaux 5 et 6 ci-dessous reprennent un certain nombre de projets déjà
évalués pour lesquels les opérateurs miniers installés en République
Démocratique du Congo sont à la recherche de financements.
Tous ces projets de développement minier vont concourir à la relance des
activités du secteur minier, dont les stratégies gouvernementales s’articulent
autour des axes suivants :
- la réhabilitation des entités de production existantes ;
- la diversification de la production minière ;
- l’implantation de nouveaux pools miniers ;
- l’intégration industrielle ;
- le développement de la petite mine et l’émergence de la classe moyenne
congolaise du secteur minier.
31
TABLEAU N°5 : AUTRES PROJETS MINIERS BANCABLES DE LA REPUBLIQUE
DEMOCRATIQUE DU CONGO
N°
NOM DU PROJET
LOCALISATION
COUTS D’INV.
PROMOTEUR
RESULTATS ATTENDUS
TYPE ASSOC.
1.
Production de colombo-tantalite
Luena, Nord du Katanga
650.000 USD
Gécamines
Production de + 30 à 50 tonnes de
colombo-tantalite par an
Joint-venture
2.
Exploitation du gisement dit de
Kananga : Cu-Co métal
Kolwezi (Katanga)
En cours d’exploitation
• 1ère phase
• 2ème phase : + 9 M
USD
Gécamines
Exploitation d’un gisement de Cu-Co
pas très profond et près des
concentrateurs de Kolwezi
Association d’affaires
3.
Réhabilitation de la mine
souterraine, du concentrateur de
Kipushi et construction d’une
usine à zinc à Kipushi
Kipushi
A déterminer après
études de faisabilité
Gécamines
-
Joint-venture
4.
Production des alliages blancs
Kolwezi, Likasi,
Lubumbashi(Province du
Katanga
4.500.000 USD
EMAK/Gécamines
Production de :
• 140.000 tonnes par an à 25 à
45% Co à Kolwezi
• 45.000 tonnes par an de 25 à
45% Co
• 45.000 tonnes par an de 25 à
45% Co
5.
Exploitation des gisements de
Kabolela et de Kipese (SMKK)
Kabolela et Kipese
(Province du Katanga)
Capital et supports
techniques requis pour
études de faisabilité
Gécamines et Melkior
Production de cuivre, de cobalt et
d’autres substances valorsisables
Association d’affaires
6.
Exploitation à petite échelle de la
zone superficielle des gisements
de Kasonta et Kabu
Kasonta et Kabu
Capital et/ou support
technique requis pour
études de faisabilité
Gécamines et
COMIKAT
Exploitation à petite échelle à + 30 m
de profondeur de cuivre et de cobalt
Association d’affaires
7.
Exploitation à petite échelle des
gisements de Kinsevere
Kinsevere (Province du
Katanga
Capital et/ou support
technique pour études
de faisabilité
RDC et Zimbabwe
Production des concentrés de ……
…………. pour alimentation de la
filière exploitation minière
Joint-venture
32
N°
NOM DU PROJET
LOCALISATION
COUTS D’INV.
PROMOTEUR
RESULTATS ATTENDUS
TYPE ASSOC.
8.
Modernisation et réhabilitation de
l’usine de ciment, chaux et
calcaire (CCC)
Kakontwe (Likasi)
+ 4.000.000 USD
Gécamines
Augmentation de la capacité de
production et amélioration de la
qualité des produits
Joint-venture
9.
Traitement des anciens rejets de
Kakanda
Likasi (Province du
Katanga)
A déterminer après
étude de faisabilité
Gécamines-PTMM
Production de cuivre et cobalt
10.
Prospection dans les Zones de
Recherches
Différentes Concessions
de la Gécamines
Capital et/ou support
technique requis pour
prospection et
recherches
Gécamines
Reconstitution des réserves
géologiques de la Gécamines
Association d’affaires
11.
Exploitation des gisements de
Ruashi-Etoile
Lubumbashi (Katanga)
+ 400 M USD
Gécamines
Production de cuivre et de cobalt
Association d’affaires
12.
Réhabilitation mine de Kinsenda
Kinsenda (Katanga)
SODIMICO
2 M USD
SODIMICO
Equipements de pompage de la
mine Kinsenda et réhabilitation des
stations de pompage
Joint-venture
13.
Réhabilitation de la mine de
Musoshi
Musoshi (Katanga)
3 M USD
SODIMICO
Production de 300 T de minerais de
cuivre par jour
Joint-Venture
14.
Réhabilitation du concentrateur
de Musoshi
Musoshi (Katanga)
2 M USD
SODIMICO
Production des concentrés de cuivre
à 25-40%.
Joint-venture
15.
Production du sel gemme
Province du Katanga
200.000 USD
Gécamines
Production de 7.100 tonnes de sel
par an
Joint-venture
16.
Traitement de remblais de
Ruashi-Etoile
Lubumbashi (Katanga)
50.000.000 USD
Gécamines-SNCC
Production de cuivre et cobalt
Association d’affaires
17.
Exploitation du gisement de
cassitérite
Luena (Katanga)
Capital et/ou support
technique requis pour
études de faisabilité
Gécamines
Production d’étain
18.
Production de bioxyde de
manganèse
Réhabilitation d’AFRIPILE
Kisenge
55 M USD
Entreprise Minière de
Kisenge-Manganèse
Production de 10.000.000 piles et
10.000 T de ferro-manganèse
Joint-venture
33
N°
NOM DU PROJET
LOCALISATION
COUTS D’INV.
PROMOTEUR
RESULTATS ATTENDUS
TYPE ASSOC.
19.
Exploitation du gisement primaire
stanifère de Manono
Katanga
65 M USD
Gouvernement RDC et
Congo-Etain
Production de 2.800 T de cassitérite
Joint-venture
20.
Exploitation des lits de rivières
(Lumyamya et Lueta) flats et
terrasses
Territoire de Kazumba
(Kasaï-Occidental)
53.838.785 USD
MIBA
Production de 240.000 carats de
diamant/an
Joint-venture
21.
Projet de développement de la
MIBA par l’exploitation de
kimberlite et des gisements des
lits des rivières
Kasaï-Oriental
110 M USD
MIBA
Production de 9.600.000 carats de
diamant/an
Joint-venture
22.
Usine de dessablage de la rivière
Mbuji-Mayi
Polygone minier de la
MIBA
1.555.000 USD
MIBA
Enlèvement de 1.500.000 T/an de
tailings éventuellement récupération
du diamant
Cherche un crédit à
court terme
23.
Exploration du gisement de
Makumbi dans la rivière Kasaï
Le long de la rivière Kasaï
au Nord Est de Tshikapa
9.000.000 USD
MIBA
Production de 13.724.489 carats de
diamant
Joint-venture
24.
Exploration et exploitation de la
rivière Mbuji-Mayi
Rivière Mbuji-Mayi
3.000.000 USD
MIBA
Production de 300.000 carats de
diamant
Crédit ou joint-venture
25.
Exploration et exploitation de la
rivière Sankuru
Rivière Sankuru
2.000.000 USD
MIBA
Production de 200.000 carats de
diamant
Crédit ou Joint-venture
26.
Laverie mobile
Polygone minier MIBA
1.500.000 USD
MIBA
Production de 15.000.000 carats de
diamant
Crédit
27.
Réhabilitation de la centrale de
triage du diamant
Polygone minier MIBA
3.000.000 USD
MIBA
Capacité de triage de 5 tonnes par
heure
Crédit
28.
Modernisation de la sécurité des
unités de traitement et
renforcement de la sécurité du
polygone minier
Locaux de triage et unités
de production
3.600.000 USD
MIBA
Production de 6 à 9.000.000 carats
de diamant en trois ans
Crédit
29.
Réhabilitation centrales hydroélectriques
de Lubulanji
Site de Tshiala à 25 km
au Nord-Est de la Ville de
Mbuji-Mayi
7.500.000 USD
MIBA
Augmentation de la puissance
Crédit
34
N°
NOM DU PROJET
LOCALISATION
COUTS D’INV.
PROMOTEUR
RESULTATS ATTENDUS
TYPE ASSOC.
30.
Réhabilitation centrales hydroélectriques
de Tshiala
Site de Tshiala à 25 km
au Nord-Est de la Ville de
Mbuji-Mayi
2.500.000 USD
MIBA
Augmentation de la puissance
Crédit
31.
Exploration de l’or, argent et
platine
Villages de Dikunguya,
Kayembe et Samwanda
(Territoire de Luiza dans
la province du Kasaï-
Occidental)
3.500.000 USD
MIBA
Production de 1.208.615 gr/d’or
Crédit ou joint-venture
32.
Exploration du gisement de
nickel-cobalt-chrome
Village de Nkonko à
environ 45 km au Sud-Est
de la ville de Kananga
(Kasaï-Occidental)
3.000.000 USD
MIBA
Production de :
8.000.000 T de minerais (Nkonko)
13.000.000 T de minerais
(Lutshatsha)
Crédit ou joint-venture
33.
Cimenterie de Lubilanji au Kasaï-
Oriental
Kafumbu Territoire de
Gandanjika
60 M USD
CODEKOR et
Compagnie
d’Engineering - Négoce
Production de 150.000 tonnes de
ciment par an
Crédit
34.
Traitement de minerais aurifères
latéritiques dans le secteur
MOTO
MOTO dans la Province
Orientale
60 M USD à confirmer
après études de
faisabilité
OKIMO
Production de 10 T d’or par an
Joint-venture
35.
Valorisation du gisement de
phosphates
Bas-Congo
52.500.000 USD
OKIMO-Gécamines-
MIBA
Production de 100.000 tonnes des
fertilisants par an
Joint-venture
36.
Implantation d’une unité de
production de la chaux hydratée
Bas-Congo
5.300.000 USD
OKIM
Production de 35.000 T de chaux
hydratée par an
Joint-venture
37.
Implantation d’une unité de
fabrication d’acide sulfurique à
partir de la pyrite
Baba-Kilenda et Kussu
(Bas-Congo)
60.000.000 USD
Gécamines
Production d’acide sulfurique
Joint-venture
38.
Projet de développement du
gisement de bauxite de
Mayumbe dans le Bas-Congo
Bas-Congo
A déterminer après
étude de faisabilité
Joint-venture
35
N°
NOM DU PROJET
LOCALISATION
COUTS D’INV.
PROMOTEUR
RESULTATS ATTENDUS
TYPE ASSOC.
39.
Exploration de l’or dans le Bas-
Congo
Bas-Congo à Tshela et à
Luozi
500.000 USD
OKIMO
Découvrir un gisement d’or et
exploitation à + 15 kg d’or par mois
Joint-venture
40.
Fabrication de verres à vitre et
autres produits verriés
Kinshasa et le Bas-Congo
500.000 USD
OKIMO
Fabrication des verres à vitre
TABLEAU N°6
PROJETS DE SMALL SCALE MINING DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
N°
NOM DU PROJET
LOCALISATION
COUTS D’INV.
PROMOTEUR
RESULTATS ATTENDUS
TYPE ASSOC.
1.
Exploration des lits de rivières
(Lubembe, Longatshimo,
Tshikapa) flats et terrasses
Tshikapa (Kasaï-
Occidental)
650.000 USD
MIBA
Production de 37.044 carats de
diamant